Calorine

L'histoire d'une fille qui aime cuisiner, acheter des bottes, parler à son banquier et parcourir Paris à vélo (vive la roue libre !) tout en survivant à son chat psychopathe et à son boulot...(comme quoi, l'édition n'est pas forcément réservée aux intellos

23 janvier 2010

Et quand il n'y en a plus, il y en a encore...

Je sais, je sais, ça va faire longtemps que je n'ai pas donné signe de vie. Mais bon, j'ai de bonnes excuses: je n'ai pas internet chez ma mèèèère et je travaille (oui, je sais, c'est étonnant, même pour moi).

Mais quelque fois, il est bon de pouvoir se plaindre dans un endroit où personne ne vous contredit. Donc voilà, le bureau des pleurs est ouvert et je vous préviens, j'en ai pour un bout de temps. Ah et oui, je parle prêt bancaire et notariat, autant dire les deux mamelles de mes malheurs...

1) Ma conseillère est une incompétente.
En sortant de la signature de la promesse de vente, je suis allée ventre à terre déposer une demande de prêt à ma banque, chez laquelle j'avais fait plein de simulations. Dans ce prêt (et dans les simulations) on prévoyait que ma mère me cédait des intérêts de CEL...Tout était sur des rails, l'accord de principe signé et je n'attendais que mon Offre de prêt, le document final attestant de l'accord de la banque pour me faire le prêt, LE document à renvoyer au notaire avant la date limite de la condition suspensive de la vente (= si je n'ai pas le prêt, la vente est suspendue) qui se trouve être le 29 janvier. Vendredi prochain.
Mais, ciel ! La banque découvre la semaine dernière (et seulement parce que je les harcèle pour avoir mon papier rapidement) que je ne peux pas bénéficier des intérêts de ma mère parce que je n'en ai pas acquis moi-même assez...
Il faut donc refaire une demande de prêt ! A 9 jours de la date limite (je précise que si je n'ai ni Offre de prêt ni refus circonstancié de la banque à cette date, je perds 25 000 euros dans l'affaire - sans compter l'appartement !).
Oh, et ma conseillère est partie en vacances jusqu'à après le 29, donc je suis ravie.
Résultat j'ai planté mes dents dans le postérieur de son supérieur et j'ai obtenu un prêt un peu moins cher sans frais de dossier, parce que j'ai mes limites moi aussi.

2) Ma mère aime trop les choses compliquées
Décidée à quitter ma banquière incompétente, je file ventre à terre déposer une deuxième demande de prêt dans une banque concurrente. Laquelle me propose quelque chose d'encore plus intéressant et de moins cher.
Mais voilà, alors que j'explique les détails de la donation de ma mère, qui inclus un droit de retour (= si je décède sans enfants, la partie de ma donation réinvesti dans l'appartement revient automatiquement à ma mère), le banquier m'arrête et me dit que son service juridique à déjà eu le cas et qu'il demande obligatoirement le renoncement à ce droit de retour pour l'accord d'un prêt.
Autant dire qu'il faut demander à un chien de lâcher son os. Trop facile, surtout quand le chien est parano et lit régulièrement son code civil.
Ah, et selon le banquier, aucune banque n'accepte ce genre de clause.
Bon, sauf MA banque, mais en même temps, ils ne lisent même pas leurs propres conditions de vente, alors bon...

3) Si banquier n°2 a raison, bonjour l'angoisse
Parce que autant vous dire que tous les chevaux et tous hommes du roi* n'arriveront pas à faire changer ma mère d'avis. Et que si elle ne change pas d'avis, je suis certaine de ne jamais pouvoir avoir de prêt pour compléter mon apport et que par conséquence, soit je fais un enfant pour me débarrasser de cette clause, soit je fini en prison pour matricide.

4) Si banquier n°2 a tort et que seule sa banque demande de renoncer à cette clause, c'est nul
Parce que sa proposition était quand même la plus intéressante. Merde. Et puis ma conseillère me hérisse le poil maintenant et j'aimerai bien changer de banque, quand même.

5) Enfin, je peux aussi acheter sans faire de prêt
Et aller racheter un bout d'Amérique, il parait que le foncier est vraiment intéressant, là bas. Certes, pour aller travailler c'est un peu plus compliqué, mais bon, qui a besoin d'aller travailler avec une donation comme la mienne ? Si j'achète une cabane au Canada, je pense que je peux tenir 10 ans sans travailler. Au bas mot.

En tout cas, pour le moment, je ne suis prête que pour une chose: un gros coussin, un bon livre et un chat par dessus.
Devenez propriétaire qu'ils disaient...

* "...and all king's horses and all king's men Couldn't put Humpty together again" (c'est une citation culturelle, les gens)

23 décembre 2009

Tradition versus religion

Je viens d'avoir une sale surprise.
Alors que nous débattions en famille de la date à laquelle nous devions ouvrir les cadeaux (à savoir que les uns étaient pour le 24 au soir et les autres le 25 au matin) mon frère, 19 ans, qui refuse d'entendre parler d'un déballage du soir, lança cet argument (qui n'en est pas un, mais bon): "Mais je suis pour les traditions, moi, hors de question de faire ça le soir !"
Cela n'a pas manqué de nous faire rire, presque autant que la tête de ma petite soeur n°2 à l'idée de devoir se lever à 9h pour déballer les cadeaux et avoir encore le temps de s'habiller et de petit-déjeuner avant d'aller partager le déjeuner familial à quelques kilomètres de là.
Mais mon petit frère continue: "Ben oui, moi, je vais à la messe de minuit !"
Et moi et ma petite soeur n°1 on se regarde en se demandant si c'est du lard ou du cochon. Mais c'est bien du lard: notre frère a bel et bien décidé d'aller à la cathédrale de Nantes pour la messe de minuit "parce que c'est plus bling-bling".
Bien entendu, nous sommes consternées. Nous avons quand même passé, ma soeur n°1 et moi de nombreuses années à nous rebeller contre la messe de minuit. Nous avons souffert dans notre chair. Nous avons grelotté sur des bancs d'églises variés, en rêvant à notre lit. Nous nous sommes mortellement ennuyées pendant de longues heures qui nous paraissaient durer des années au son des psaumes et autres sermons.
Et voilà que notre frère veut aller à la messe.
Certes, c'est pour se fédérer avec ses amis, certes cela part d'un bon sentiment (lequel, je me le demande, mais il doit bien y en avoir un)(après tout, c'est une messe !)
Seulement, mon frère a oublié que la messe dure deux longues heures et se termine tard (avant minuit, certes, mais bon, tard quand même) et que par conséquent, c'est le repas en famille ou la messe mais pas les deux. (et on se demande bien comment peut-il encore hésiter, mais que voulez-vous, la jeunesse...)
Ma soeur n°2 le menace de retrait de cadeaux: si ses chaussures ne sont pas sous le sapin, il n'aura pas de cadeaux. Il argue qu'il n'a pas d'autre paire de chaussures, "Eh ben va à la messe pieds nus !" répond-elle. L'atmosphère se tend, les regards se fuient, la messe aura-t-elle raison de notre famille ?
On explique que si il n'y croit pas, ce n'est pas vraiment utile d'y aller, mais visiblement, la durée de l'exercice l'a déjà refroidi. Et puis manquer les 13 desserts, c'est vraiment pas cool.
Il est donc reparti en disant qu'il n'irait pas, mais quelque part, j'en tremble encore...la messe de minuit, à son âge, qui l'eut cru ?!
C'est ma mère qui va être fière !

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22 décembre 2009

Fin d'année, c'est plié

Oui, bon, on n'est pas forcé d'avoir une bonne idée de titre à chaque fois, hein.

Maintenant que j'ai retrouvé mes pénates, le chat-nuage, le jardin, mes parents, frère et soeurs ET une connexion internet, voici un petit résumé des précédents épisodes:

- J'ai demandé un prêt et comme je suis jeune, belle et en bonne santé, il a été accepté
- Ma mère a donc sorti son code civil pour vérifier que tout était fait dans les règles de l'art
- J'ai donc repris une part de gâteau
- Ma mère m'a demandé de déposer une deuxième demande de prêt
- J'ai refusé (parce que j'ai déjà un prêt, cqfd)
- J'ai donc repris une part de gâteau (le gâteau est mon ami)
- Ma mère a accusée ma conseillère à la banque de partir en vacances juste pour me retarder et me faire dépasser le délai donné par le notaire pour trouver un prêt
- J'ai donc repris un peu d'arsenic
- Ma mère a ensuite décidé de partir trois semaines en Inde avec son ex (pas mon père, hein)
- J'ai donc arrêté de me taper la tête contre les murs pour célébrer ça
- Ma mère m'a enfin offert une boite de chocolats, souhaité joyeux Noël et dit au revoir

Je tiens donc à remercier ici l'Inde et l'Ex de ma mère pour me sauver de nouvelles soirées de code civil.
Je tiens aussi à prévenir les Indiens: attention, ma mère arrrrriiiiiiiive ! (cachez vos codes civils)

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04 décembre 2009

Quand on n'a pas de tête, on n'a pas...

...de tête, ou pire, même.

Moi, c'est le pire.

Tous les matins, ou presque, comme vous le savez déjà, je m'en vais nager mon heure dans les remous de la piscine municipale qui chauffe le moins son bassin (je pense que c'est par solidarité avec la banquise qui fond et les ours qui n'ont plus de maison etc...).
Tous les matins, ou presque, je mets mon maillot de bain sous mes vêtements (et pas le contraire) et je pars de bon matin me faire du mal dans cette eau gelée (enfin, quand la piscine n'est pas fermée pour incident technique, hein).
Tous les matins, ou presque, je sors épuisée mais heureuse, emmitouflée dans mon manteau rouge et mon écharpe moutarde ("aïe" font les yeux de ma collègues à chaque fois, mais bon, moi j'aime bien).

Sauf qu'aujourd'hui, au milieu d'une longueur un peu barbante, entre "quelle sorte de lavande dois-je mettre sur mon balcon ?" et "pour ou contre la respiration par le nez en milieu aquatique ?", je me suis rendue compte que j'avais oublié...mes sous vêtements, à la maison.

Je suis donc sortie, emmitouflée dans mon manteau rouge et mon écharpe moutarde, en jupe, en bas, sans culotte, dans le froid, je suis montée sur mon vélo, en jupe, en bas, sans culotte et je suis rentré chez moi en mettre une (de culotte).

Autant vous dire que 1) je vais maintenant voir mes statistiques grimper avec une telle association de mots et que 2) je me suis demandé pendant tout le trajet si des fesses pouvaient gercer. Ce n'est pas le cas, heureusement.

Moralité: n'oublie pas tes sous-vêtements le matin avant d'aller à la piscine, sinon, t'as (pas) chaud aux fesses.

Eh oui, tout dans la délicatesse...

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03 décembre 2009

Mon futur palais, ma vue, mon ciel...

Si tout va bien et que le ciel ne me tombe pas sur la tête, je devrais signer dans les prochaines semaines une promesse de vente pour cet appartement (rappelez-vous en regardant ces photos que j'ai passé 8 ans dans un rez de chaussée sur cour et sur cour).

Appartement_Claire_001

Tout en haut à droite, dans le coin, c'est mon BALCON (youhou !!!)

Appartement_Claire_005

Le dit balcon...notez le soleil, notez la hauteur, notez le SOLEIL (!!!)

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Bon, une fois sortie du balcon et du soleil, les deux fenêtres du salon donnant sur le balcon (et donc le soleil, ben oui, faut suivre quoi !)

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Le reste du salon (en sus des fenêtres, il y a donc des murs, c'est plutôt utile)

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J'ai même un grand couloir qui ne sert à rien (le pied, hein ?) (là, on est dos à la chambre, le salon est sur la gauche et l'ouverture qu'on voit sur la droite, c'est la cuisine)

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La cuisine, donc. Petite, carrée, efficace.

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L'entrée (à droite, la salle de bain)

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La salle de bain (et mon beau manteau rouge)

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Un bout de la chambre (qui est un trapèze, car comme on me l'a déjà dit trois ou quatre fois, un triangle à quatre côtés, ça n'existe pas !) (derrière la porte au fond, quelques étagères qui utilisent le bout du triangle)

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L'autre bout de la chambre (avec vue sur le salon)

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Ooooh, un balcooooon (je ne m'en lasse pas)(vraiment)

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Et la VUE. Avec le ciel. Car je vois le ciel. Oui. Tout à fait.

BONUS:
Ce qu'il y a dans la cour de mon futur immeuble...

Appartement_Claire_002

C'est mignon, mais bon, ça ne vaut pas mon (futur) balcon...

Et maintenant, repos, champagne et prêt bancaire pour tout le monde !

27 novembre 2009

Ma mère, mon chat et moi

Oui, je suis toujours en vie. Et ma mère aussi, pour ceux qui se posaient la question.
Mais notre cohabitation reste rythmée par de grands moments.

Jour 1
Ma mère: tu sais, j'ai cherché les Agatha Christie dont tu me parlais. Et je ne les ai pas trouvés.
Moi: ah zut, mais ils sont où alors ?
Ma mère: par contre, tu sais ce que j'ai trouvé derrière les étagères qui coulissent, à côté de la cheminée, dans l'appartement de ton frère ?
Moi: ben non.
Ma mère: quatre plans d'une plante verte avec de longues feuilles découpées...et un lampe pour leur donner de la lumière
Moi: aaaaaaah (ma mère, mon frère et la Marie Jeanne)
Ma mère: je suis très inquiète (Blablabla) [je fais court, c'est plus simple] et si il devenait schizophrène ? Ca peut déclencher la maladie chez les gens fragiles ! (Blablabla) Enfin, je lui ai dit qu'il ne devait pas prêter à chantage.
Moi (un peu fatigué): euh, pourquoi ?
Ma mère: ben au cas où un service secret étranger voudrait le recruter
Moi (trèèèès fatiguée): pardon ?
Ma mère: oui, j'ai lu ce livre avec cette fille qui allait vivre en Israël et qui faisait l'armée et ils se rendaient compte qu'elle était douée en informatique et ensuite ils la mettaient en prison alors qu'elle ne la supportait pas (ah oui, mais qui le fait ???) et ils lui disaient que si elle ne tuait pas, elle n'en sortirait jamais.
Moi: mais quel est le rapport ? Je ne veux pas être méchante, mais il est doué en quoi Y. ?
Ma mère (après réflexion): pas en informatique, ça c'est vrai.
Moi: ben voilà.

Toi qui lis tu es perplexe. Mais peut-être que tu comprends mieux pourquoi je suis partie assez tôt de dessous le toit de ma mère...

Jour 2
Ma mère fait la cuisine. Elle change à intervalle régulier la litière du chat (chouette !). Elle lui parle.
Ma mère cuisine tout et rien dans 10cm d'huile d'olive. Mes artères sont débouchées, ça c'est sûr.
Ma mère achète une carotte à la fois et son frigo est tout le temps vide, comme si on n'était pas sûr de pouvoir racheter des yaourts (c'est la crise - et ça l'était aussi y'a 10 ans...).
Ma mère ne comprend heureusement pas l'anglais: je lui ai donc résumé les personnages de la série Will & Grace en édulcorant un peu. Elle n'a pas très bien compris le principe qui veut que les acteurs changent d'habits et de coiffure d'épisode en épisode, mais on y travaille.

Jour 3
Ma mère se lève à 6h du matin pour me dire "bonne journée !" et se recoucher.
Ma mère me fait des citrons chauds tous les soirs.
Ma mère étend ma lessive et me propose de repasser mes chemises. (lesquelles ont faillit tomber en syncope, car elles n'ont jamais vu un fer de leur vie)
Ma mère pensait que ma courge butternut posée dans sa cuisine était un outil de décoration. Elle a été bien étonnée de la manger en soupe.
Ma mère m'appelle quand je visite pour me dire que c'est un jeudi noir à la bourse de paris (merci Dubai !) et qu'il faut acheter maintenant.

Jour 4
J'ai fait deux offres et j'attends.
Comme quoi, il suffisait de ça, hein.

Ps: mon chat va bien. Ma mère lui a marché sur une patte et est étonnée de la voir courir et marcher normalement. J'ai renoncé à lui expliquer la nature et la construction féline. Elle lui parle comme à un être doué de conscience. Mon chat s'en fout un peu. Mais bon, elle lui change sa litière...

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10 novembre 2009

Ne pas acheter la peau de l'ours avant de l'avoir vu mort

Je savais qu'il y avait de méchants vendeurs, mais je ne pensais pas un jour tomber dessus.
Eh bien je m'étais trompée.
Figurez-vous que voulant courir deux lapins/acheteurs en même temps, ma vendeuse, malgré l'engagement pris auprès de moi et les papiers envoyés chez le notaire dare dare (à sa demande, dois-je préciser), ma vendeuse, donc, attendait d'autres propositions que la mienne...pour mieux se dérober.
Ayant apprit fortuitement par mon notaire que son notaire réclamait les-dits papiers "parce que sa cliente ne souhaite plus conclure la vente avec vous" (moi, donc), j'ai piqué ma crise. La Vendeuse était désolée, parce qu'en fait "ce n'était pas du tout ce qu'elle voulait" et que "c'est de la faute du notaire" et qu'"elle va me donner une réponse dans les 15 jours" (après avoir accepté ma proposition 3 semaines avant, quand même, précisons...).
Bref, je lui ai dit de garder son appartement.
Je n'aime pas les gens qui ne tiennent pas leur parole. C'est nerveux, ça me donne envie de donner des baffes. Et j'aime encore moins qu'on me prenne pour une c****. Donc j'ai rompu.
Depuis, je visite de nouveau.
J'ai renoncé à la rive gauche pour me jeter à corps perdu sur la rive droite.
Je déteste les Vendeurs au moins autant que les Acheteurs.
J'habite chez ma mère.
Attention, je pense que je vais mordre.

31 octobre 2009

Il faut l'entendre pour le croire

Depuis quelques temps, ma mère, qui va et vient entre son appartement où je squatte et sa maison avec vue sur la mer et le continent de l'île d'Oléron, est à Paris. Elle devait en effet signer avec moi la vente de l'appartement (je n'ose plus dire "mon", parce que ce n'est plus vrai) à Little Johnny (lequel est arrivé avec une fille sublime que même moi j'ai craqué, alors qu'elle était blonde et que la seule femme de ma vie c'est Rachel Weisz)(et Ginette, aussi, Ginette, je t'aime).
Ma mère, donc, collectionne les idées saugrenues bordant la bétise et qui des fois (que dis-je...tout le temps) provoquent ma stupéfaction. Comme nous vivons l'une avec l'autre, je suis confrontée de plus en plus souvent à ces idées étranges qu'elle seule peut avoir (je pense que son cerveau finira un jour dans un bocal avec de l'alcool, histoire d'étudier son fonctionnement).
La dernière en date, venue alors que nous déjeunions après la signature et la remise de l'énorme chèque de Johnny m'a confirmé que ma mère est unique en son genre (et ça, je pense que nous pouvons en remercier la Nature, vraiment).

Moi: Oui, tu sais bien, dans mon budget, j'ai prévu une bonne somme pour racheter un frigo, un four etc et puis des meubles aussi...
Ma mère: Ah oui, parce que tu veux tout neuf.
Moi: Ben...oui ? Pourquoi ?
Ma mère: Tu aurais pu aller chez Emmaüs.
Moi: ....!!!!
Moi: Mais maman, Emmaüs, je vais pas y acheter un frigo ! C'est pour les gens qui en ont vraiment besoin !
Ma mère: Ah mais non, plus maintenant.
Moi: Mais si, je t'assure.
Ma mère: Non non.

Bon, on pourrait continuer comme ça pendant longtemps et comme ma mère est relativement hermétique à tout argument logique, j'ai confirmé que je voulais des choses neuves et que par conséquent, je n'allais pas déposséder les gens qui, eux, n'ont pas eu la chance d'encaisser un chèque à 6 chiffres dans les derniers quinze jours.
Je vous jure, elle est folle.

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27 octobre 2009

Home sweet home

Ce n'est pas que je me sente un petit peu mal à l'aise chez ma mèèèère, mais bon, je commençais un peu à désespérer de trouver un appartement.
Et pourtant, j'en ai vu des appartements. Des qui avait un côté jour (le salon donnant sur la rue, très lumineux) et un côté nuit (la cuisine et la chambre, donnant sur la cour/puit sombre), des avec plein de travaux, des tous neufs mais sans âme, des où j'aurai pas fait ça si j'avais pu, des avec 160 € de charges par mois, des avec un couloir dans lequel on aurait pû faire une deuxième chambre, des avec 1m60 de plafond et, un peu à reculon, celui-ci:

2e étage sur cour, salon orienté sud, chambre à l'est, faibles charges, des travaux mais pas trop, du charme, pas de place perdue et la possibilité d'une graaande cuisine. Surface totale: 40,90 m² loi Carrez.

Plan_avant

Et grâce à l'Entrepreneur, il pourrait bien un jour ressembler à ceci:

Plan_apr_s

Dans le dressing de 6 mètres carrés, on fait une salle de bain et un dressing plus petit...
On a une belle cuisine donnant sur le salon.
Un grand salon et une grande chambre.

Reste maintenant à savoir si le branchement sur la canalisation qui passe près du dressing actuel sera autorisé...si il faut soulever le parquet pour faire passer les tuyaux dans le cas contraire, si ça ne va pas me coûter les deux jambes et si un jour mes amies me pardonneront d'avoir acheté à Alésia, où il est compliqué de venir quand on habite dans le 11e...

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25 octobre 2009

Au poil

Maintenant que j'habite chez ma mère et que mon ordinateur est dans son carton, je ne vous donne plus beaucoup de nouvelles et j'en suis désolée. C'est juste que bloguer au boulot, je sais pas faire, surtout quand il y a du travail (je blogue pas, mais je lis les blogs, faut pas charrier non plus, hein).
Bref.
Je pensais que j'allais vous raconter ma recherche d'appartement (enfin couronnée de succès !) mais il m'est arrivé hier quelque chose de beaucoup plus fou. Donc je vous raconte mon esthéticienne. Croyez-moi, vous gagnez au change. (enfin, si vous êtes de ma famille, ou bien si vous avez un estomac délicat, regardez ailleurs...)

Hier, donc, je me suis rendue chez l'esthéticienne que m'avait recommandée ma petite sœur. J'y suis allée d'une part parce que à Paris les salons sont chers et bondés ("Un rendez-vous pour samedi ? Mais il fallait appeler au début du mois pour l'avoir, madame !") et d'autre part parce que je n'ai jamais le temps de prendre du temps pour ça (on ne le dit jamais assez, mais trop d'activités tue l'emploi du temps).
Et lorsque je suis à Nantes où tout n'est que zenitude et espace sans cartons, sans métro et sans mèèèère, je peux enfin prendre sur le créneau "lire avec un chat sur le ventre" ou "regarder le jardin par la fenêtre" pour aller remplir l'un des devoirs majeurs qui incombe à la femme majeure: la traque aux poils.
Je ne dirai jamais assez combien je trouve cela injuste et nul et je ne reviendrai pas sur les bienfaits du mouvement hippie dans ce domaine, mais sachez-le, ce n'est pas que je n'aime pas le faire, c'est juste que je conchie cette esthétique anti-poils. Je veux dire: ils doivent bien servir à quelque chose, non ? Sinon on n'en aurait plus.
Enfin, bref.
Donc, je vais chez l'esthéticienne, avec pour but de ne plus offir un maillot-forêt aux beaux nageurs de la piscine. J'ai donc demandé les jambes entières et le maillot. Normal, quoi.
Ce que j'ignorai, c'est que cette esthéticienne là, qui excerce donc loin des folies de la capitale, a pour principe de ne laisser AUCUN poil lui échapper. Elle vous arrache les bandes en criant sus à votre pilosité ("Ahah, ils pensaient m'échapper ceux-là ? Eh bien non, la chasse est ouverte !" - sisi, je vous jure). Elle fignole le travail. Ce que je sais apprécier.
Ah mais, par contre, il faut savoir que chez elle, le maillot, c'est pas juste l'idée de dégager vos cuisses pour être "propre" (comme quoi, le poil est sale...tsss) en maillot de bain. Non non.
Pour elle, ça veut dire faire dans le trèèès échancré et surtout, "Parce que je ne comprends pas pourquoi personne ne se soucie d'enlever les poils là, alors que si on veut être impeccable, c'est quand même essentiel !", c'est faire les coins où aucune esthéticienne parisienne n'ira jamais (ou alors c'est 50 € en plus).
Je peux vous dire que me retrouver la patte en l'air, calée sur le mur, "parce que ça tire les muscles et comme ça, quand je fais ce côté là, ça fait moins mal", pendant qu'elle inspectait les recoins que seule ma gynéco voit d'habitude puis s'attaquait avec plaisir (cette femme est folle ou bien c'est une sainte, tout dépend de votre rapport à votre pilosité intime) à une raie que je ne porte pas sur le côté (hum), ben ça m'a fait bizarre. Je ne voulais pas l'arrêter, parce que je voyais bien qu'il en allait de sa conscience professionnelle et qu'en plus elle me racontait comment elle avait expérimenté sur elle-même (!!!!) avant de s'y mettre en cabine et que je trouve qu'il en faut du courage pour s'auto-épiler comme ça, les pattes en l'air devant son miroir. Que voulez-vous, je suis sensible à ce type d'abnégation.
Donc, me voilà avec 3 poils sur le caillou, libérée d'un poid(l) que je ne soupçonnais même pas ("Vous allez voir, vous allez vous levez et vous sentir libre comme jamais !") et d'une raie impeccable, au cas où vous voudriez savoir.

Conclusion de l'histoire: maintenant, j'ai sa carte de fidélité. Ben oui, 36 € pour une intégrale, j'ai beau aimer mes poils, je sais reconnaitre les intérêts de mon budget épilation...parce que ma raie le vaut bien.

(oui, je sais, c'était facile)

Posté par La CalOrinE à 12:03 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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